"Si tu te souviens que ton frère a quelquechose contre toi, laisse là ton offrande, et va d'abord te réconcilier avec ton frère"
(Evangile de Matthieu chap.5 v.23-24)

 

VOUS TROUVEREZ
SUR NOTRE SITE !

--------------------------

Tous les documents présentés sur ce site peuvent être librement reproduits avec la mention d’origine
 -------------------------------

Le dernier numéro (n°50)  de notre revue  YERUSHALAIM  est toujours disponible:  au sommaire:

Un néo-marcionisme ? une hérésie qui a la vie dure ! par Michel REMAUD

Table ronde: un bilan des 49 numéros et de la vie de l'association depuis sa fondation.

Jésus-Dieu ?   question saugrenue peut-être mais quand même au centre du dialogue judeo-chrétien !

Hommage à l'auteur de "La Promesse".  Où l'on voit que l'ex-cardinal de Paris avait posé des questions centrales dans son livre resté pourtant trop peu connu.

 

------------------------------------

Les CAHIERS de YERUSHALAIM sont également disponibles :
  • Méditation sur  les sacrements
  • Qui est Jésus ?
  • A la recherche des racines hébraïques de le foi chrétienne.
  • La Bonne Nouvelle pour tous les hommes.
  • Un seul Dieu ?
     

    CesCahiers,
    ainsi que les 50 numéros de la revue sont disponibles en téléchargement

    Dernière mise à jour du site

    le 11 mai 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  •  

    Le Christianisme interrogé dans ses racines

     

    L’Association C.OE.U.R. constituée en 1990-91, s’est voulue dès le départ un prolongement des « Montées de Jérusalem », dont l’objet était de manifester sur la Terre même d’Israël une repentance chrétienne entre Eglises pour demander pardon de leurs divisions au long des siècles. Sur les conseils du cher pasteur Thomas Roberts deux membres de ces « Montées », Henri Catta catholique et Henri Lefebvre pasteur évangélique, ont souhaité joindre à cet objet la manifestation d’une repentance chrétienne toutes Eglises unies pour les persécutions infligées par presque toutes au peuple juif au cours de l’histoire et pour l’antisémitisme toujours rémanent.

    D’où le nom donné à l’Association C.OE.U.R. qu’ils ont alors rassemblée :  « Comité Œcuménique d’Unité chrétienne pour la Repentance envers le peuple juif ». Cette Association fut légalement constituée début 1991, au retour de la première démarche de repentance chrétienne publique et silencieuse à Jérusalem, qui mena 70 chrétiens de différentes Eglises et nationalités d’Europe pour une montée d’Ein Karen au Yad Vashem à la veille de Kippour, suivie le lendemain de la journée de jeûne et prière aux côtés de nos frères juifs dans leurs synagogues.

    Semblables démarches furent renouvelées les années suivantes et suscitèrent chaque fois un accueil chaleureux de nos frères juifs. L'objet social de nos  statuts mentionnait bien sûr en premier lieu cette manifestation de repentance chrétienne, mais un second point visait l’avenir et a reçu des encouragements caractérisés de la part de nombre d’autorités d’Eglises, notamment du Cardinal Lustiger. Cet article des statuts donnait à C.OE.U.R. la mission de ré-enseigner au peuple chrétien les racines juives de la foi chrétienne, racines O combien oubliées !

    De 1994 à 2007 C.OE.U.R. a prolongé son action par la publication d’une Revue trimestrielle  ‘’Yerushalaim » qui a diffusé des témoignages, articles divers, analyses exégétiques, méditations, débats multiples, etc. émanant de personnalités engagées dans le dialogue interreligieux aussi bien en Europe qu’en Israël. On peut citer par exemple :   P.Marcel Dubois, P.Bruno Hussar, P. Bernard Dupuy, Rina Geftman, P.Daniel Rufeisen, P.Michel Remaud, Fr. Pierre Lenhardt, Fadiey Lovsky, Rabbin Ashkenazi, Rabbin Warchawski, Rina Neher, Lucien Lazare, Daniel Epstein, et beaucoup d’autres…

    Au fur et à mesure de l’avancement généralement constaté dans le dialogue judéo-chrétien, l’importance dominante donnée par notre Association à la manifestation de repentance a incité C.OE.U.R. à mettre désormais l’accent dans ses publications sur le « ré-enseignement », domaine où subsiste de nos jours des carences considérables dans la formation spirituelle des générations nouvelles.

    Après notamment la « Déclaration de Drancy » du 30 Septembre 1997 cette orientation de nos Revues trimestrielles s’est précisée. Depuis 2007 celles-ci ont fait place à des Cahiers, également nommés « Yerushalaïm », consacrés chacun à un thème majeur. Ainsi ont été publiés ces trois dernières années  trois Cahiers rédigés par Joël Putois en collaboration avec Henri Lefebvre et Elzbieta Amsler et dont nous rappelons les substances  :

    Le premier Cahier a pour titre  : « Méditation sur les Sacrements ». L’auteur, ayant lui-même été engagé pendant six ans dans la catéchèse d’une paroisse parisienne, analyse l’enseignement et la pratique courante des sacrements en distinguant soigneusement leur validité canonique et les conditions de leur fécondité spirituelle. Il rappelle, à cet égard, les controverses  qui ont agité les Pères de l'Eglise durant les premiers siècles. Dans une seconde partie il analyse  séparément  ce qu’on pourrait appeler l’anatomie et la physiologie de chacun des sept sacrements de l’Eglise Catholique. Et il synthétise les conditions de leur fécondité à l’aide d’une curieuse parabole de la « croisée d’ogive ». Dans la conclusion du livre il s’exprime ainsi :

    « Notre intention n’a été nullement de contester la légitimité de ces sacrements, ni même la nécessité des rites pour la grande majorité des fidèles, mais seulement de réfléchir sur les conditions élémentaires de leur fécondité, que certaines dérives des siècles, péripéties d’inculturation multiples ou radicalisation de pouvoirs de diverses Autorités, peuvent avoir compromises ».

    Le deuxième Cahier a pour titre : « Qui est Jésus ? ». L’auteur analyse les nombreux qualificatifs selon lesquels le Jésus de l’histoire a été considéré par ses disciples et  ses contemporains juifs. En hébreu les expressions ‘’Fils de l’homme » et ‘’Fils de Dieu’’, par exemple ont chacune des sens multiples. Puis les Pères de l’Eglise, de culture grecque étrangère à celle du Nouveau Testament, ont fait leur choix parmi ces variantes possibles en s’appuyant sur le penseur Juif Philon d’Alexandrie.  Ce choix s’est porté sur des concepts du vocabulaire grec qui ont tendu à  radicaliser les versions qui éloignaient sensiblement ce Jésus de la nature humaine. Et la distance n’a fait que croître avec les siècles. D’où le malaise ou le désintérêt de la plupart des baptisés de nos jours même devant ce mystère  de trois Personnes-Dieu à concilier avec le Monothéisme. »

    L’auteur passe longuement en revue comment de façon détaillée le Nouveau Testament présente Jésus, envoyé de Dieu, homme exceptionnel, « Homme Nouveau » et même selon  St. Paul : « Premier-né de toute créature », « Premier-né d’entre les morts ». La Tradition globale chrétienne a effacé en Jésus toute frontière entre Transcendance et Immanence. La spiritualité juive et, sans le dire, celle du Nouveau Testament offraient pour résoudre le problème le concept subtil et proprement miraculeux de la « Sheklhina ». Il a été ignoré au long des siècles et le demeure encore.

    Que voulait dire le cardinal Lustiger, quand il recommandait à C.OE.U.R. de travailler au ré-enseignement des racines juives de la foi chrétienne ?  Pourquoi en voyait-il la nécessité ?  C’est l’objet de ce deuxième livre de rappeler cette question et de commencer à y répondre.

    Le troisième Cahier est intitulé précisément :  « A la recherche des racines hébraïques de la foi chrétienne ». L’auteur rappelle la diversité des écoles et des clans religieux qui caractérisait le judaïsme à l’époque du Christ. Entre toutes ces « racines » diversifiées, Jésus lui-même a du cheminer et faire son choix pour sauvegarder l’authenticité de sa prédication et de sa mission. Toute une partie du Judaïsme ignore ce qu’on nomme peut-être improprement le « péché originel ». Alors la rédemption en Christ  en devient  évidemment sans objet. Puis pour méditer sur le Salut, le livre le distingue avec soin de la « Justification »  par la foi, distinction ignorée, semble-t-il, des catéchèses.

    Enfin l’auteur passe en revue la série des Grands Conciles œcuméniques des 4e au 6e siècles au cours desquels les Pères de l’Eglise de culture grecque et privés de racines spirituelles hébraïques, se sont heurtés durement, donc de façon peu évangélique, pour tenter de définir la Divinité du Christ, comme si Dieu était analysable et définissable par des raisonnements humains.

    Dans sa conclusion l’auteur écrit :  « Comment imposer à tout homme un même parcours de relation avec  l’Absolu si on ignore et, plus encore, si on néglige délibérément  sa culture, et le degré d’inachèvement personnel et communautaire où il se ressent lui-même ? »

    Le quatrième Cahier , intitulé « La Bonne Nouvelle pour tous les hommes » , prolonge la réflexion au travers d’une méditation qui touche notamment la question, centrale pour le Christianisme, de l’incarnation. Les relations entre la divinité et l’humanité sont en effet au centre de tous les courants religieux. Le Christianisme a longtemps erré entre différentes conceptions de l’incarnation, parfois en se confondant avec certains courants de pensée non-chrétiens. Ces errements sont ainsi dénoncés et l’auteur n’hésite pas à parler à ce propos d’un très regrettable gâchis ! Les conséquences sont dramatiques, obscurcissant l’annonce de la Bonne Nouvelle ! L’Evangélisation méritait d’être abordée d’une tout autre façon … L’auteur essaie alors d’apporter des propositions constructives pour ce qui concerne l’Eglise Catholique dans laquelle il est inséré, pour ouvrir alors les perspectives qu’il entrevoit pour l’humanité tout entière.

    Le cinquième Cahier vient de paraître . Son titre "Un seul Dieu ?"  annonce que nous nous interrogeons sur l'inconséquence des religions qui proclament haut et fort qu'il n'y a qu'un seul Dieu, ... tout en affirmant que "le leur" est le seul vrai ... Une lecture peut-être difficile mais que nous vous recommandons : elle nous entraîne un peu plus loin encore dans la découverte du dessein merveilleux de l'Eternel  .

     

    -*-*-*-*-*-*-*-*-*-

     

    Les  "Cahiers"  et les 50 numéros parus de la revue YERUSHALAIM

    sont disponibles sur simple demande:

    soit en version papier,  

    soit compilés sur un CD-rom lisible sur tout ordinateur.

    Vous pouvez aussi les télécharger directement sur ce site

    (cf rubrique 5 "Accès direct")

     

    -------------------------

    Extrait des statuts de l'association

    L'association COEUR s'est donné comme buts:

    d'abord, manifester vis-à-vis de Dieu et du peuple juif, la repentance des chrétiens pour l'attitude qu'ils ont eue à leur égard au cours des siècles: se basant sur des théologies erronées de "rejet" et de "substitution", ils ont laissé se développer haines et persécutions, en totale contradiction avec l'Evangile.

    ensuite encourager tous les chrétiens, à quelqu'église ou dénomination qu'ils appartiennent, à mieux comprendre et témoigner des racines et composantes juives de la foi chrétienne et de la pérennité de l'élection et des promesses que Dieu a faites au peuple juif.

    enfin agir, en se référant aux sources bibliques, héritage commun reçu de Dieu, en conformité au dessein de salut du Père sur ce monde. Ce dessein est, conformément à la volonté de Jésus dans le don de sa vie, de "rassembler dans l'Unité les enfants de Dieu dispersés" (Evangile de Jean chapitre 11 v.52)

    -*-*-*-*-*-*-*-*-*-

    L'association COEUR a été fondée en 1990; les membres fondateurs étaient : Henri CATTA, Henri LEFEBVRE, Elzbieta TWAROWSKA, Marcel DUBOIS, Antoine LEMINEUR.

    Henri CATTA en fut président jusqu'à son décès survenu en 1994.   Marcel DUBOIS est décédé en 2007.

     

    Si vous souhaitez réagir au contenu de notre site, écrivez-nous:
    Association COEUR - BP 90217 - 30104 ALES cedex
    courriel:   association.coeur@free.fr

    r